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Nathalie Arthaud

Et s'il ou elle gagnait ?

Et si Nathalie Arthaud gagnait ?

Nathalie Arthaud ne présente pas de programme de gouvernement : elle déclare que son programme « n'est pas un programme électoral, c'est un plan de combat » et que l'expropriation des grands groupes ne peut être réalisée que par les travailleurs eux-mêmes. Les revendications qu'elle porte en 2026 sont un revenu minimum de 2 200 euros net pour les salaires et les pensions, l'indexation des salaires sur les prix, l'interdiction des licenciements par la répartition du travail et la levée du secret des comptes des entreprises. Les éléments ci-dessous décrivent ce que ces revendications changeraient si elles étaient appliquées.

Voir la fiche complète de Nathalie Arthaud →

Les premières mesures annoncées

Dans l'ordre où le candidat dit vouloir les prendre. L'étiquette indique ce qu'il faudrait pour les appliquer.

  1. 1
    Pendant le quinquennatDécret

    SMIC à 2 200 euros net

    Le salaire minimum passerait à 2 200 euros net par mois ; la candidate demandait 2 000 euros net en mai 2026 et a relevé ce montant en septembre. Aucun calendrier n'est annoncé.

    Le gouvernement peut relever le SMIC par décret au-delà de la revalorisation automatique (« coup de pouce »). Lutte ouvrière, sept. 2026 ↗

  2. 2
    Pendant le quinquennatLoi

    Indexation des salaires sur les prix

    Tous les salaires augmenteraient automatiquement au rythme des prix ; la candidate présente cette mesure, avec la hausse du SMIC, comme « une mesure immédiate » face à la hausse des carburants.

    Une indexation générale des salaires relèverait de la loi, le Code monétaire et financier (art. L112-2) interdisant aujourd'hui les clauses d'indexation sur le niveau général des prix, le SMIC faisant exception. franceinfo, mai 2026 ↗

  3. 3
    Pendant le quinquennatLoi

    Aucun licenciement, travail réparti entre tous

    En cas de baisse d'activité, les horaires de tous les salariés seraient réduits plutôt que de licencier, sans baisse de salaire.

    Les règles du licenciement économique figurent dans le Code du travail et relèvent de la loi, sous le contrôle du Conseil constitutionnel au regard de la liberté d'entreprendre. Lutte ouvrière, sept. 2026 ↗

  4. 4
    Pendant le quinquennatLoi

    Fin du secret des comptes des entreprises

    Les comptabilités et les comptes bancaires des entreprises seraient rendus publics, et les profits des groupes qui bénéficient des guerres seraient réquisitionnés au profit des hôpitaux, des écoles et du logement.

    La levée du secret des affaires et du secret bancaire comme la confiscation de bénéfices relèveraient de la loi (Code de commerce, Code monétaire et financier, loi de finances). Lutte ouvrière, sept. 2026 ↗

Ce qui changerait pour vous

Selon votre situation, d'après les propositions publiées.

Salarié

Un salarié au SMIC verrait son salaire net passer à 2 200 euros par mois, et un salarié d'une entreprise en baisse d'activité verrait ses horaires réduits sans perte de salaire plutôt que d'être licencié.

Lutte ouvrière, sept. 2026 ↗

Retraité

Un retraité toucherait une pension d'au moins 2 200 euros net par mois.

Lutte ouvrière (éditorial de Nathalie Arthaud), août 2026 ↗

Locataire

Les logements vides seraient réquisitionnés et les grands groupes du bâtiment seraient obligés de construire et de rénover davantage de logements sociaux ; la candidate s'oppose à la suppression des APL pour certains bénéficiaires.

Lutte ouvrière (éditorial de Nathalie Arthaud), sept. 2026 ↗

Thème par thème

Pouvoir d'achat et impôts
Le SMIC passerait à 2 200 euros net, tous les salaires seraient augmentés et indexés sur les prix, et TotalEnergies serait obligé de vendre son carburant à prix coûtant. Lutte ouvrière, sept. 2026 ↗
Retraites
Aucune pension de retraite ne serait inférieure à 2 200 euros net par mois. Lutte ouvrière (éditorial de Nathalie Arthaud), août 2026 ↗
Santé
Les profits réquisitionnés aux entreprises qui tirent bénéfice des guerres seraient affectés aux hôpitaux « qui manquent de soignants ». Lutte ouvrière, sept. 2026 ↗
École
Les sommes prises sur les profits financeraient les écoles plutôt que les dépenses d'armement, sans montant précisé. Lutte ouvrière (éditorial de Nathalie Arthaud), août 2026 ↗
Immigration
Aucune « préférence nationale » ne serait appliquée, notamment dans l'accès au logement social, la candidate défendant l'unité des travailleurs français et immigrés. Lutte ouvrière (éditorial de Nathalie Arthaud), sept. 2026 ↗
Écologie et énergie
TotalEnergies serait contraint de vendre ses carburants à prix coûtant, et ses profits seraient réquisitionnés. Lutte ouvrière, sept. 2026 ↗
Europe et international
Le budget militaire ne serait pas augmenté et le « service national » ne serait pas mis en place ; la candidate s'oppose aussi à l'aide militaire à l'Ukraine. Lutte ouvrière, sept. 2026 ↗

Combien ça coûte ?

Estimations publiées, avec le nom et la nature de leur auteur : le candidat lui-même, ou des organismes indépendants (think tanks, centres de recherche, institutions) qui n'ont pas tous la même sensibilité. Comparez-les plutôt que d'en retenir une seule.

Aucun chiffrage publié identifié à ce jour.

Ce qui pourrait bloquer

Obstacles juridiques, institutionnels ou budgétaires relevés par des sources identifiées.

Interdiction des licenciements et liberté d'entreprendre

En 2002, le Conseil constitutionnel a censuré une définition du licenciement économique qui ne permettait de licencier que si la pérennité de l'entreprise était en cause, la jugeant contraire à la liberté d'entreprendre.

Conseil constitutionnel, janv. 2002 ↗

Expropriation et droit de propriété

Le Conseil constitutionnel juge que toute privation de propriété, y compris une nationalisation, exige une « juste et préalable indemnité » (article 17 de la Déclaration de 1789) ; une expropriation des grands groupes sans indemnité se heurterait à cette jurisprudence.

Conseil constitutionnel, janv. 1982 ↗

Besoin d'une majorité à l'Assemblée nationale

Les mesures relevant de la loi ou du budget supposent une majorité de députés ; l'élection présidentielle n'entraîne pas automatiquement de législatives, le président pouvant dissoudre l'Assemblée (article 12 de la Constitution).

Conseil constitutionnel ↗

Projection mise à jour le 14 octobre 2026, fondée sur les annonces du candidat. Ce ne sont pas des résultats garantis : la plupart des mesures supposent une majorité au Parlement. Une erreur ? contact@onvotepourqui.fr