
Et s'il ou elle gagnait ?
Et si Gabriel Attal gagnait ?
S'il était élu, Gabriel Attal, candidat déclaré, ferait de l'école sa « priorité absolue », avec le rétablissement des mesures du « Choc des savoirs », moins d'élèves par classe et une hausse de salaire des enseignants en milieu de carrière. Il annonce 150 milliards d'euros d'économies sur cinq ans, l'inscription de l'équilibre des comptes publics dans la Constitution et la suppression de l'âge légal de départ à la retraite au profit de la seule durée de cotisation.
Voir la fiche complète de Gabriel Attal →Les premières mesures annoncées
Dans l'ordre où le candidat dit vouloir les prendre. L'étiquette indique ce qu'il faudrait pour les appliquer.
- 1La première annéeDécret
Retour du « Choc des savoirs »
Les mesures du « Choc des savoirs », lancées lorsqu'il était ministre de l'Éducation nationale, seraient rétablies ; le candidat la présente comme l'une de ses « toutes premières décisions », sans date précise.
Ces mesures avaient été prises en 2024 par des textes réglementaires (décrets et arrêtés du ministre de l'Éducation nationale) ; leur rétablissement relèverait de la même voie, sous le contrôle du Conseil d'État. Site de campagne de Gabriel Attal ↗
- 2La première annéeBudget
Premier effort d'économies de 15 à 20 milliards
Un premier effort de 15 à 20 milliards d'euros d'économies serait engagé dès le début du quinquennat, sur un total de 150 milliards d'euros.
Les économies sur le budget de l'État et de la Sécurité sociale passent par le vote des lois de finances et de financement de la Sécurité sociale. LyonMag, oct. 2026 ↗
- 3Pendant le quinquennatConstitution
« Double règle d'or » dans la Constitution
L'équilibre des comptes publics serait inscrit dans la Constitution, avec une seconde règle interdisant de dépenser davantage « pour gérer le présent » que « pour préparer l'avenir ».
Une révision de la Constitution (article 89) doit être votée dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale et le Sénat, puis approuvée par référendum ou par le Congrès aux 3/5. franceinfo, oct. 2026 ↗
- 4Pendant le quinquennatLoi
Fin de l'âge légal de départ à la retraite
L'âge légal de départ serait supprimé : seule la durée de cotisation compterait, avec un système de décote et de surcote, et une part de capitalisation serait introduite. Le candidat n'a pas encore détaillé ni chiffré son projet.
L'âge légal de départ et les règles de calcul des pensions sont fixés par la loi (Code de la sécurité sociale). franceinfo, sept. 2026 ↗
- 5Pendant le quinquennatLoi
Suppression du plafond d'heures supplémentaires
Le plafond d'heures supplémentaires, aujourd'hui fixé à 220 heures par an et par salarié en l'absence d'accord collectif, serait supprimé.
Le contingent de 220 heures applicable à défaut d'accord est fixé par décret, mais le régime des heures supplémentaires et de leurs contreparties relève du Code du travail ; la voie législative est retenue par prudence. Site de campagne de Gabriel Attal ↗
- 6Pendant le quinquennatBudget
Hausse de salaire des enseignants
Les enseignants en milieu de carrière gagneraient de 200 à 500 euros net de plus par mois.
Une revalorisation des rémunérations des enseignants est fixée par décret mais doit être financée par les crédits votés en loi de finances. Boursorama (AFP), oct. 2026 ↗
Ce qui changerait pour vous
Selon votre situation, d'après les propositions publiées.
Salarié
Un salarié pourrait faire des heures supplémentaires au-delà de 220 heures par an sans accord collectif, et verrait ses cotisations salariales baisser, pour un montant non précisé.
Retraité
Une personne proche de la retraite ne serait plus soumise à un âge légal : son départ dépendrait de sa durée de cotisation, avec une décote ou une surcote.
Étudiant
Un lycéen candidat dans le supérieur serait sélectionné davantage sur des épreuves terminales que sur le contrôle continu, et les licences et masters à fort décrochage et faible insertion seraient supprimés ou transformés.
Parent
Un parent qui perçoit une pension alimentaire ne serait plus imposé sur celle-ci, et les parents seuls bénéficieraient d'un « droit au répit » organisé avec les CAF et d'une « carte famille monoparentale ».
Thème par thème
- Pouvoir d'achat et impôts
- Le plafond légal de 220 heures supplémentaires par an serait supprimé et les cotisations salariales seraient réduites pour augmenter le salaire net, sans montant précisé à ce stade. Site de campagne de Gabriel Attal ↗
- Retraites
- Il n'y aurait plus d'âge légal de départ : la date de départ dépendrait de la durée de cotisation, avec décote ou surcote. L'État verserait 1 000 euros à chaque nouveau-né sur un fonds de capitalisation, selon une piste évoquée par le candidat. franceinfo, sept. 2026 ↗
- Santé
- Le candidat envisage « à terme » un assistant médical fondé sur l'intelligence artificielle pour chaque patient, sans calendrier ni modalités publiés. LyonMag, oct. 2026 ↗
- École
- Un certificat d'études serait exigé pour entrer au collège et le brevet pour entrer au lycée, avec une « année passerelle » pour les recalés. Les cours fondamentaux auraient lieu le matin, avec sport, culture et arts à partir de 15 heures. Boursorama (AFP), oct. 2026 ↗
- Sécurité et justice
- La justice pénale des mineurs serait réformée, avec une « fermeté totale » face aux violences, insultes et menaces ; le détail des mesures n'est pas publié à ce stade. LyonMag, oct. 2026 ↗
- Immigration
- Un système à points inspiré du modèle canadien serait instauré pour l'immigration de travail qualifiée (offre d'emploi stable, logement, maîtrise du français), et le regroupement familial serait davantage encadré pour diminuer. Site de campagne de Gabriel Attal ↗
- Écologie et énergie
- Quatorze nouveaux réacteurs nucléaires seraient construits, puis un par an à terme, avec un objectif de voiture électrique française à 10 000 euros. LyonMag, oct. 2026 ↗
- Europe et international
- Le candidat propose de créer des « États-Unis d'Europe » fédéraux en matière économique, technologique et écologique, autour d'un noyau de pays fondateurs, par un « premier référendum européen », avec un président élu au suffrage universel. L'Union, sept. 2026 ↗
- Institutions
- L'équilibre des comptes publics serait inscrit dans la Constitution, ainsi qu'une règle limitant les dépenses consacrées à « gérer le présent » par rapport à celles qui préparent l'avenir. franceinfo, oct. 2026 ↗
Combien ça coûte ?
Estimations publiées, avec le nom et la nature de leur auteur : le candidat lui-même, ou des organismes indépendants (think tanks, centres de recherche, institutions) qui n'ont pas tous la même sensibilité. Comparez-les plutôt que d'en retenir une seule.
Plan d'économies sur le quinquennat
150 milliards d'euros d'économies sur cinq ans, présentés comme une « base », avec un déficit sous 3 % avant 2032
Selon Le candidat lui-même · Public Sénat, sept. 2026 ↗
Défiscalisation des pensions alimentaires pour le parent qui les perçoit
Autour d'un milliard d'euros
Selon Public Sénat · Public Sénat, oct. 2026 ↗
Financement de nouvelles places en crèche
Besoin de financement de 3 milliards d'euros, que couvrirait un nouveau livret d'épargne « garde d'enfant »
Selon Le candidat lui-même (site de campagne) · Site de campagne de Gabriel Attal ↗
Ce qui pourrait bloquer
Obstacles juridiques, institutionnels ou budgétaires relevés par des sources identifiées.
Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans censurée
Le 14 août 2026, le Conseil constitutionnel a censuré l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans votée par le Parlement, jugeant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression et de communication et ne garantissait pas le respect de la vie privée. Un nouveau texte devrait tenir compte de ces motifs.
Taxes sur les importations chinoises : une compétence européenne
Les droits de douane relèvent de la politique commerciale commune, compétence exclusive de l'Union européenne : la France ne peut pas les imposer seule, ils sont fixés par le Conseil sur proposition de la Commission.
Révision constitutionnelle pour la règle d'or
Inscrire l'équilibre budgétaire dans la Constitution suppose une révision selon l'article 89, votée dans les mêmes termes par les deux chambres puis approuvée par référendum ou par les 3/5 du Congrès.
Majorité à l'Assemblée nationale
Le candidat lie son programme au mandat d'une « nouvelle majorité » issue des législatives, mais l'élection présidentielle n'entraîne pas automatiquement de législatives : le président peut dissoudre l'Assemblée (article 12), sans garantie d'obtenir une majorité.
Projection mise à jour le 14 octobre 2026, fondée sur les annonces du candidat. Ce ne sont pas des résultats garantis : la plupart des mesures supposent une majorité au Parlement. Une erreur ? contact@onvotepourqui.fr