
Et s'il ou elle gagnait ?
Et si Anasse Kazib gagnait ?
Anasse Kazib, candidat déclaré de Révolution permanente, présente ses propositions comme des revendications qui ne seraient pas obtenues « par la seule voie des urnes » mais par les grèves et l'auto-organisation ; son programme 2027 est annoncé en cours d'élaboration. S'il était élu et que ces mesures étaient appliquées, le SMIC passerait à 2 000 euros net, la retraite reviendrait à 60 ans, la semaine de travail serait ramenée à 28 heures sans baisse de salaire, les licenciements seraient interdits et les secteurs stratégiques expropriés sans indemnité. Il propose aussi la régularisation de tous les sans-papiers et la fin de la Ve République au profit d'une assemblée unique.
Voir la fiche complète de Anasse Kazib →Les premières mesures annoncées
Dans l'ordre où le candidat dit vouloir les prendre. L'étiquette indique ce qu'il faudrait pour les appliquer.
- 1Pendant le quinquennatLoi
SMIC à 2 000 euros net et salaires indexés
Le SMIC serait porté à 2 000 euros net, tous les salaires augmenteraient de 500 euros et seraient indexés sur l'inflation, et toutes les allocations seraient revalorisées.
Le montant du SMIC est fixé par décret (Code du travail), mais une hausse générale de tous les salaires et leur indexation sur les prix supposeraient une loi, l'indexation sur le niveau général des prix ou des salaires étant aujourd'hui interdite dans les clauses conventionnelles (Code monétaire et financier, art. L112-2). Site de campagne d'Anasse Kazib ↗
- 2Pendant le quinquennatLoi
Retraite à 60 ans sans condition d'annuités
L'âge de départ à la retraite serait ramené à 60 ans, et à 55 ans pour les métiers pénibles, sans condition de durée de cotisation.
L'âge légal de départ et la durée de cotisation requise pour une pension à taux plein relèvent de la loi (Code de la sécurité sociale), avec des effets à intégrer en loi de financement de la sécurité sociale. Site de campagne d'Anasse Kazib ↗
- 3Pendant le quinquennatLoi
Semaine de 28 heures et interdiction des licenciements
Le travail serait réparti pour instaurer une semaine de 28 heures sans baisse de salaire, et les licenciements comme les suppressions de postes seraient interdits.
La durée légale du travail (35 heures) et les règles de licenciement sont fixées par le Code du travail : les modifier suppose une loi, soumise au contrôle du Conseil constitutionnel au regard de la liberté d'entreprendre. Révolution permanente, sept. 2026 ↗
- 4Pendant le quinquennatConstitution
Expropriation des secteurs stratégiques
L'énergie, les transports, les banques et la santé seraient expropriés « sans indemnité ni rachat » et placés sous le contrôle des travailleurs.
Les nationalisations relèvent de la loi (art. 34 de la Constitution), mais l'article 17 de la Déclaration de 1789 exige une « juste et préalable indemnité » : une expropriation sans indemnité supposerait une révision de la Constitution (art. 89), voie retenue ici par prudence. Révolution permanente, sept. 2026 ↗
- 5Pendant le quinquennatLoi
Régularisation de tous les sans-papiers
Tous les étrangers sans titre de séjour seraient régularisés, et la liberté de circulation et d'installation serait instaurée.
Les conditions de séjour relèvent de la loi (Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) ; la liberté de circulation des ressortissants de pays tiers touche aussi aux règles européennes de Schengen sur les visas et les frontières extérieures. Site de campagne d'Anasse Kazib ↗
- 6Pendant le quinquennatConstitution
Fin de la Ve République et assemblée unique
La présidence de la République, le Sénat et le Conseil constitutionnel seraient supprimés au profit d'une assemblée unique concentrant les pouvoirs exécutif et législatif, dont les membres seraient élus pour deux ans, révocables et payés au salaire médian.
Supprimer des institutions prévues par la Constitution suppose une révision selon l'article 89, qui requiert un vote en termes identiques par l'Assemblée nationale et le Sénat avant référendum ou Congrès, ou l'adoption d'une nouvelle Constitution. Révolution permanente, juin 2026 ↗
Ce qui changerait pour vous
Selon votre situation, d'après les propositions publiées.
Salarié
Un salarié au SMIC verrait son salaire net passer à 2 000 euros ; il travaillerait 28 heures par semaine sans baisse de salaire et ne pourrait plus être licencié.
Étudiant
Un étudiant percevrait un revenu égal au SMIC, financé par le patronat.
Parent
Les parents d'élèves verraient les classes limitées à 15 élèves, et Parcoursup serait supprimé pour l'entrée dans le supérieur.
Propriétaire
Un propriétaire de logement vide verrait ce logement exproprié, et un propriétaire bailleur ne pourrait plus augmenter ses loyers, plafonnés et gelés.
Thème par thème
- Pouvoir d'achat et impôts
- Le SMIC passerait à 2 000 euros net, les salaires augmenteraient de 500 euros et seraient indexés sur l'inflation ; les loyers seraient plafonnés et gelés, et les groupes bancaires expropriés pour proposer des prêts à taux zéro et supprimer les agios. Site de campagne d'Anasse Kazib ↗
- Retraites
- L'âge de départ reviendrait à 60 ans, et à 55 ans pour les métiers pénibles, sans condition de durée de cotisation. Site de campagne d'Anasse Kazib ↗
- Santé
- L'avortement, la PMA et les transitions de genre seraient libres et gratuits, et le secteur de la santé serait exproprié et placé sous le contrôle des travailleurs. Site de campagne d'Anasse Kazib ↗
- École
- Les classes seraient limitées à 15 élèves et Parcoursup serait supprimé. Révolution permanente, oct. 2026 ↗
- Sécurité et justice
- Les « corps spéciaux » de police seraient dissous, les lois qualifiées de « sécuritaires, racistes et islamophobes » abrogées, à commencer par la loi de 2004 sur les signes religieux à l'école, et les manifestants, jeunes de quartiers populaires et syndicalistes condamnés seraient amnistiés. Site de campagne d'Anasse Kazib ↗
- Immigration
- Tous les sans-papiers seraient régularisés et la liberté de circulation et d'installation serait instaurée. Site de campagne d'Anasse Kazib ↗
- Écologie et énergie
- Le secteur de l'énergie serait exproprié et placé sous contrôle des travailleurs, la production serait planifiée « dans le respect de l'environnement » et des comités de travailleurs, de scientifiques et de riverains coordonneraient la dépollution des sols et de l'eau. Site de campagne d'Anasse Kazib ↗
- Europe et international
- Les budgets militaires seraient refusés (« pas un euro pour la guerre »), l'industrie de l'armement démantelée et reconvertie, les bases militaires françaises à l'étranger fermées et les troupes déployées hors du territoire retirées. Révolution permanente, sept. 2026 ↗
- Institutions
- Il n'y aurait plus de président de la République, de Sénat ni de Conseil constitutionnel : une assemblée unique, élue pour deux ans, exercerait les pouvoirs exécutif et législatif, avec des élus révocables payés au salaire médian. Révolution permanente, juin 2026 ↗
Combien ça coûte ?
Estimations publiées, avec le nom et la nature de leur auteur : le candidat lui-même, ou des organismes indépendants (think tanks, centres de recherche, institutions) qui n'ont pas tous la même sensibilité. Comparez-les plutôt que d'en retenir une seule.
Aucun chiffrage publié identifié à ce jour.
Ce qui pourrait bloquer
Obstacles juridiques, institutionnels ou budgétaires relevés par des sources identifiées.
Expropriation et droit de propriété
Le Conseil constitutionnel juge que toute privation de propriété, y compris une nationalisation, exige une « juste et préalable indemnité » (article 17 de la Déclaration de 1789) ; une expropriation « sans indemnité ni rachat » se heurterait à cette jurisprudence.
Interdiction des licenciements et liberté d'entreprendre
En 2002, le Conseil constitutionnel a censuré une définition du licenciement économique qui ne permettait de licencier que si la pérennité de l'entreprise était en cause, la jugeant contraire à la liberté d'entreprendre.
Suppression du Sénat et de la présidence
Une révision selon l'article 89 exige que le texte soit voté en termes identiques par l'Assemblée nationale et le Sénat avant d'être approuvé par référendum ou par le Congrès aux 3/5 : la suppression du Sénat suppose donc son propre vote favorable.
Majorité nécessaire à l'Assemblée nationale
La retraite à 60 ans, la semaine de 28 heures ou la régularisation des sans-papiers supposent le vote de lois par le Parlement ; l'élection présidentielle n'entraîne pas automatiquement de législatives, le président pouvant dissoudre l'Assemblée (art. 12).
Projection mise à jour le 15 octobre 2026, fondée sur les annonces du candidat. Ce ne sont pas des résultats garantis : la plupart des mesures supposent une majorité au Parlement. Une erreur ? contact@onvotepourqui.fr